Article paru dans le Télégramme au début du printemps

Victime d’un traumatisme néo-natal, la conséquence en fut une Infirmité Motrice Cérébrale majeure. De longues années de souffrance mais toujours la volonté d’avancer, de progresser. Après des années de rééducation : sa mère inventa instinctivement une méthode utilisée aux usa (le paterning). Catherine comme tout autre enfant apprend mais son handicap la met en difficulté pour communiquer.
Mais Catherine possède un talent : C’est une joueuse d’échecs. Elle est la féminine de l’équipe de nationale III de l’USAM Echiquier Brestois. Les échecs ne sont pas seulement un jeu pour Catherine, c’est un lien social important qui lui permet de communiquer. Ainsi, elle se rend au club d’échecs tous les mercredi après-midi en Bibus avec des chauffeurs de transport de bus pour personne à mobilité réduite à son écoute et très serviables dit-elle.
Catherine dans les échecs ne sent pas son handicap, elle est l’égale des autres, les échecs sont une confrontation de deux réflexions, et le meilleur l’emporte. Que ce soit lors de sa 8ème place au championnat de France féminin de 1982 ou à d’autres tournois, c’est sa réflexion qui lui permet de l’emporter. Une capacité de patience et une volonté de fer, de chaque instant. Son plus beau souvenir, c’est le championnat de France féminin d’échecs en 1982. Elle y passa de merveilleux moments, et revint de la ville d’Orange en TGV avec l’équipe de France! L’an dernier elle termina 1ère de sa catégorie au championnat du Finistère.